Notes
Une note n’est pas encore une tâche
Un code de porte, une idée de cadeau, une phrase entendue : ce ne sont pas des choses à faire. Les mettre dans la liste, c’est la rendre illisible.
Il y a deux sortes de choses qu’on écrit. Celles qu’on va faire — appeler, envoyer, acheter — et celles qu’on veut simplement garder : un code de porte, une idée de cadeau, la recette du gâteau au yaourt, le nom du livre dont on t’a parlé.
Les mélanger paraît pratique. En pratique, ça abîme les deux : la liste de tâches se remplit de lignes qu’on ne peut pas cocher, et les informations utiles disparaissent au milieu de choses à faire.
La règle : est-ce que ça se coche ?
C’est le seul test. « Appeler le plombier » se coche. « 4207, le code du local à vélos » ne se coche pas — et le jour où on la coche par erreur, on perd l’information.
Une tâche a une fin. Une note a une durée de vie : elle sert jusqu’à ce qu’elle ne serve plus, et on la supprime alors sans cérémonie.
Écrire en vrac, retrouver par la recherche
L’erreur classique avec les notes est de vouloir les ranger. Des dossiers, des catégories, des étiquettes — et une demi-heure passée à décider où va une idée de cadeau. Trois mois plus tard, on ne se souvient plus du dossier, et on cherche.
Donc : écris en vrac, et compte sur la recherche. La seule discipline qui vaut la peine est d’écrire une première ligne qui ressemble à ce que tu chercheras — « Idées cadeaux Saori », « Code local à vélos ». C’est ton titre, et c’est ce que tu taperas dans six mois.
Le passage de note à tâche
Certaines notes deviennent des choses à faire. L’idée de cadeau devient « commander avant le 12 ». La recette devient « acheter les ingrédients ». C’est le moment où elle change de nature, et où elle doit changer d’endroit.
Le geste doit être court — une note qui se transforme en tâche en un appui, plutôt qu’en copier-coller. Sinon, on ne le fait pas, et l’intention reste dans une note qu’on ne relira pas.
Et les notes attachées à une tâche
Le troisième cas, souvent oublié : l’information qui n’a de sens qu’avec une tâche. Le numéro de dossier pour l’appel à l’assurance, l’adresse du rendez-vous, ce qu’il faut penser à demander. Ça ne mérite ni une tâche, ni une note à part : ça se range sur la tâche, et ça disparaît avec elle une fois faite.
C’est un petit détail d’organisation qui évite beaucoup de recherches au mauvais moment — typiquement dans la salle d’attente, quand on cherche le numéro qu’on avait noté quelque part.
Questions fréquentes
Pourquoi ne pas tout mettre dans la liste de tâches ?
Parce qu’une tâche se coche et qu’une note ne se coche pas. Une liste où la moitié des lignes ne peut pas être terminée cesse d’être une liste.
Et les listes de courses ?
C’est un cas limite. Une liste de courses est une note qui se coche une fois par semaine : elle vit mieux en note, avec ses lignes, qu’éclatée en douze tâches.
Comment retrouver une note trois mois après ?
Par la recherche, pas par le rangement. La première ligne sert de titre : écris-la comme tu la chercherais.
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Ce n’est pas la quantité de tâches qui fatigue, c’est le fait de devoir s’en souvenir. Écrire suffit déjà à alléger.
Les notes, au même endroit
Écris en vrac, retrouve par la recherche, et transforme en tâche quand c’en est une.
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