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Au quotidien

Vingt minutes le dimanche, et la semaine tient

Pas un dimanche de planification. Vingt minutes, cinq questions, et une semaine qu’on ne découvre pas au fur et à mesure.

Vingt minutes : ce qui tombe, ce qui traîne, ce qu’on laisse.

Le « dimanche de planification » qu’on voit passer — trois heures, des couleurs, un tableau — n’est pas seulement long : il est fragile. Un plan aussi détaillé ne survit pas au premier imprévu, et le sentiment d’échec arrive dès le mardi.

Un point hebdomadaire utile dure vingt minutes et répond à cinq questions.

1. Qu’est-ce qui tombe cette semaine ?

Regarde les jours, pas les tâches. Les rendez-vous, les trajets, les soirées déjà prises, le jour où tu rentres tard. C’est le squelette de la semaine, et il détermine tout le reste : une semaine avec trois soirées prises n’a pas la même capacité qu’une semaine vide.

2. Qu’est-ce qui a une échéance réelle ?

Une facture, une inscription, un cadeau à commander pour être livré à temps. Ces choses-là reçoivent une date tout de suite, et un rappel si le moment compte. Ce sont elles qui font mal quand on les découvre trop tard.

3. Qu’est-ce qui traîne depuis trois semaines ?

Relis les lignes qui ne bougent pas et décide, pour chacune : soit tu la découpes en une première étape faisable et tu lui donnes un jour, soit tu la supprimes. Le troisième choix — la laisser encore une semaine — est celui qui abîme la liste, parce qu’il la remplit de choses mortes.

4. Qu’est-ce que je ne ferai pas ?

La question la plus utile, et la plus rarement posée. Décider en avance ce qui ne se fera pas cette semaine est infiniment plus confortable que de le constater le vendredi soir. C’est aussi ce qui permet de le dire aux autres à temps.

5. Est-ce qu’il reste de la place ?

Additionne grossièrement les durées de ce que tu as posé, et compare au temps réel. La semaine ne tient jamais du premier coup. Retirer maintenant est une décision ; retirer mercredi soir est un abandon.

Le piège : faire au lieu de regarder

Le point déborde toujours pour la même raison — on commence à traiter les tâches au lieu de les regarder. Un mail qu’on écrit « vite fait », un formulaire qu’on remplit, et vingt minutes deviennent deux heures.

Garde une règle stricte : pendant le point, on ne fait rien qui dure plus de deux minutes. Le reste s’écrit, et se fera dans la semaine — à sa place.

Questions fréquentes

Faut-il le faire le dimanche ?

Le jour importe peu ; la régularité oui. Beaucoup préfèrent le vendredi en fin de journée, ce qui laisse le week-end sans liste.

Que faire si la semaine est déjà pleine ?

C’est précisément l’information que le point sert à obtenir. Une semaine pleine se décide : on retire, on reporte, on prévient — mais en avance, pas mercredi à 18 h.

Vingt minutes, c’est réaliste ?

Oui, si on ne fait que regarder et choisir. Ça déborde quand on commence à faire les tâches pendant le point — c’est le piège le plus courant.

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